Message des apparitions

 

«Avancez, mes enfants, n'ayez pas peur, je suis ici pour vous conter une grande nouvelle.» 

C'est dans cette région montagneuse, aux confins sud du département de l'Isère que la Vierge apparaît le 19 septembre 1846. Le message de la "Belle Dame" fut recueilli par deux jeunes bergers de la Salette, Mélanie, 14 ans, et Maximin, 10 ans.

La Belle Dame se manifeste en premier lieu assise, la tête dans les mains, laissant distinguer des larmes coulant le long de son visage. Les premières paroles qu'Elle leur adresse concernent son Fils, représenté sur une Croix entourée d'un marteau et de tenailles qu'Elle porte sur sa poitrine et dont surgit toute la clarté qui l’englobe  . La Sainte Vierge pleure pour tous les outrages et les blasphèmes profanés contre son Fils.

C'est alors qu'Elle confie à Mélanie et Maximin un message destiné à "tout son peuple", message reconnu par l'évêque de Grenoble 5 ans après, le 19 septembre 1851.

 

En voici le texte :

"Avancez, mes enfants, n’ayez pas peur, je suis ici pour vous conter une grande nouvelle.

Si mon peuple ne veut pas se soumettre, je suis forcée de laisser aller le bras de mon Fils. Il est si fort et si pesant que je ne puis plus le maintenir. Depuis le temps que je souffre pour vous autres ! Si je veux que mon Fils ne vous abandonne pas, je suis chargée de le prier sans cesse. Pour vous autres, vous n’en faites pas cas ! Vous aurez beau prier, beau faire, jamais vous ne pourrez récompenser la peine que j’ai prise pour vous autres.

Je vous ai donné six jours pour travailler, je me suis réservé le septième et on ne veut pas me l’accorder. C’est ça qui appesantit tant le bras de mon Fils.

Et aussi, ceux qui mènent les charrettes ne savent pas jurer sans mettre le nom de mon Fils au milieu. Ce sont les deux choses qui appesantissent tant le bras de mon Fils.

Si la récolte se gâte, ce n’est rien qu’à cause de vous autres. Je vous l’avais fait voir l’an dernier par les pommes de terre, vous n’en avez pas fait cas. C’est au contraire : quand vous en trouviez des pommes de terre gâtées, vous juriez, vous mettiez le nom de mon Fils au milieu. Elles vont continuer, et cette année, pour la Noël, il n’y en aura plus.

(Jusqu’ici la Belle Dame a parlé en français. Elle prévient une question de Mélanie et termine son discours en patois.)

Vous ne comprenez pas, mes enfants ! Je vais vous le dire autrement. Si la recolta se gasta...
Si vous avez du blé, il ne faut pas le semer. Tout ce que vous sèmerez, les bêtes le mangeront et ce qui viendra tombera tout en poussière quand on le battra. Il viendra une grande famine.
Avant que la famine vienne, les petits enfants au-dessous de 7 ans prendront un tremblement et mourront entre les mains des personnes qui les tiendront.
Les autres feront pénitence par la famine. Les noix deviendront vides, les raisins pourriront.

(A ce moment Mélanie voit que la Belle Dame dit quelques mots à Maximin, mais elle n’entend pas. Puis c’est au tour de Maximin de comprendre qu’elle dit quelques mots à Mélanie qu’il n’entend pas non plus. Puis elle poursuit.)

S’ils se convertissent, les pierres et les rochers deviendront des monceaux de blé et les pommes de terre seront ensemencées par les terres.

Faites-vous bien votre prière, mes enfants ?
Pas guère, Madame.
Ah ! Mes enfants, il faut bien la faire, soir et matin, ne diriez-vous seulement qu’un "Notre Père" et un "Je vous salue". Et quand vous pourrez mieux faire, dites-en davantage.
L’été, il ne va que quelques femmes un peu âgées à la Messe. Les autres travaillent le dimanche tout l’été, et l’hiver, quand ils ne savent que faire, ils ne vont à la Messe que pour se moquer de la religion.
Le Carême, ils vont à la boucherie, comme les chiens.
N’avez-vous point vu de blé gâté, mes enfants ?
Non Madame !
Mais vous, Maximin, mon enfant, vous devez bien en avoir vu une fois, au Coin, avec votre père. Le maître du champ dit à votre père de venir voir son blé gâté. Vous y êtes allés. Votre père prit deux ou trois épis dans sa main, les froissa et ils tombèrent tous en poussière. En vous en retournant, quand vous n’étiez plus qu’à une demi-heure de Corps, votre père vous donna un morceau de pain en vous disant : "Tiens, mon petit, mange encore du pain cette année, car je ne sais pas qui va en manger l’an qui vient si le blé continue comme ça".
Ah ! Oui, Madame. Je m’en rappelle à présent. Je ne m’en rappelais pas tout à l’heure.

Eh bien, mes enfants, vous le ferez passer à tout mon peuple ! 


Que dirait la Vierge Marie si elle devait réapparaître à la Salette aujourd'hui? Considérant l'état actuel de notre France où la religion est majoritairement mise de côté au profit des vaines complaisance! Son message se ferait plus douloureux et encore plus menaçant! N'oublions pas que la Sainte Vierge annonce des malheurs qui vont toucher notre France aujourd’hui! Récemment, l'assassinat du curé de Saint-Etienne du Rouvray ne fait que confirmer ces persécutions déjà prédites en 1846. Et nous, préférons-nous rester chez nous et nous tourner les pouces devant un endoctrinement islamique de la France? Nous aurons Là-Haut ce que nous méritons...

 

C'est pour cette raison que nous avons besoin de vous, chers amis, pour gravir la montagne à la suite de Mélanie et Maximin en esprit de réparation et pour la conversion de tous les pauvres pécheurs qui ont fait couler tant de larmes mariales à la Salette.